Ne plus renier notre identité
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Nous apprenions il y a quelques jours dans plusieurs quotidiens que le conseil municipal de Telgruc mené par Dominique le Pennec en sa qualité de maire, décidait ni plus ni moins de franciser les noms de lieux-dits de la commune. Se réclamantlui-même breton et fier de l’être” , cet “autre choix” selon ses mots semble trahir sa fierté et son identité en parachevant le projet de déconstruction jacobin.

Francisation

Soyons honnêtes. De nos jours, l’identité des habitants de Bretagne est davantage française. La sentiment d’appartenance envers la Bretagne connait une baisse significative ces dernières années, alors que celui envers la France est en hausse. Du côté de la langue ce n’est guère mieux, puisque tout au mieux le nombre de locuteurs stagne. Faut-il vraiment s’en étonner ? Certains feront semblant que oui. Nous avons failli collectivement.

Combat sans concession

Pour défendre et promouvoir notre identité et notre langue, la pédagogie ne suffira jamais face à la pression française.

L’idée est de rendre le breton et la l’identité bretonne indispensables dans la vie de tous les jours et dans la vie économique. Ils doivent s’établir durablement. Alors oui, ce n’est pas une mince affaire !

L’heure n’est plus au discours. Les mots semblent appeler l’indifférence ! Pour gagner une guerre, il faut gagner des batailles. Les batailles se font sur le terrain.

Soyons tout simplement bretons

Défendons notre patronymie. Ne troquons pas nos noms. Il en va de même pour les prénoms. Donnons des prénoms bretons. Honorons nos ancêtres !

Reconnectons-nous avec notre histoire. Il faut comprendre d’où l’on vient pour savoir où l’on va. Connaitre l’histoire de son pays est une condition sine qua non pour mieux le défendre.

Parlons la langue. L’identité est indivisible de la langue. La langue créée le sentiment d’appartenance et d’indépendance. Nous réapprendrons à nous comprendre dès lors que nous maîtriserons notre propre langue.

Faisons vivre la Bretagne. Nous sommes bretons, mais nous sommes aussi des citoyens, des consommateurs. Au même titre qu’un changement de mode de vie pour un mode de vie “alternatif”, consommons différemment. Consommons bretons au sens large du terme (nourriture, vêtements, bâti, culture, éducation, sports, ect…).

Enracinons-nous ! Ne cherchons pas à ressembler à d’autres, soyons nous-mêmes. Défendons notre toponymie en récusant tout changement, et exigeons son développement. Faisons-le quand les autorités publiques y faillissent.

Pour conclure

Nous devons arrêter de renier notre identité et l’assumer pour pouvoir en faire un ciment fédérateur. La tâche n’est pas facile mais elle est nécessaire.


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